S'équiper
La discipline de T.R.E.C. doit son attrait et sa richesse à la diversité des domaines où le couple cheval - cavalier doit exceller :
- l'orientation,
- la maîtrise des allures,
- la maniabilité dans le parcours en terrain varié,
Toutes ces phases sont prestées avec la même monture et le même équipement (selle et embouchure).
Cet équipement sera facteur de victoire s'il a été bien étudié ou de souffrances et même de blessures s'il a été négligé.
Equipement de la tête
- Il se composera au minimum d’un licol et d’une longe, par ailleurs obligatoires réglementairement, le reste étant l’expression du rapport de confiance existant entre le cavalier et sa monture.
- Au plus ce rapport sera puissant, au plus l’équipement de tête sera léger…Qui ne rêve de mener son cheval à tête nue ? Néanmoins, dans le cas d'un étalon, la sécurité des autres concurrents ne sera sauvegardée que par l'usage d'au moins un filet ou un hackamore.
La selle et ses accessoires
Le modèle
Deux constantes sont à respecter : la légèreté et la pression spécifique minimale. Le principe de la recherche de la légèreté est bien logique, puisque le travail effectué par le cheval, et donc la fatigue qu’il engendrera, est directement proportionnel à la charge totale emportée.
Le choix de la selle doit aussi se faire en n'oubliant pas que les trois phases de l'épreuve de T.R.E.C. (orientation, allures et terrain varié) doivent se pratiquer avec la même selle, qui doit permettre de parcourir des km dans une position physiologique, jambes longues sous le tronc, mais aussi de sauter des fossés, des troncs ou des contre-haut. De ce point de vue, la selle américaine avec sa corne est désavantagée, sauf peut-être pour les spécialistes de la monte USA.
Autres critères
- adaptée au profil du dos du cheval,
- avec une bonne liberté de garrot,
- garnie de nombreux points d'ancrage (anneaux, passants) pour le paquetage, qui doit lui être entièrement solidaire pour profiter de son rembourrage et ne pas glisser sur le dos du cheval.
Pression spécifique
Le problème de la pression spécifique est plus subtil. Supposons un cavalier de 80 kg, en “ordre de marche”, assis sur une selle de 15 kg, dont la surface de pose représente 1500 cm2. Si la charge repose uniformément sur le dos du cheval, celui-ci subira une pression moyenne de 95.000 gr / 1500 cm2 = 63,33 gr/cm2. Avec une selle de 25 kg mais de surface de pose de 3600 cm2, la pression moyenne deviendra : 105.000 gr / 3600 cm2 = 29.16 gr/cm2, soit un peu moins de la moitié de la valeur de l’autre selle.
Cela veut dire qu’une selle légère n’assure pas nécessairement le meilleur confort au dos du cheval. Si maintenant, une partie de la charge s’appuie sur une zone réduite du dos du cheval, les pressions bien plus élevées par cm2 qui s’en suivent, peuvent amener des blessures par compression et/ou par friction.
Cette situation se présente par exemple avec un pli dans un tapis de selle trop fin : la triple épaisseur à ce niveau fait monter la pression jusqu’à 10 x sa valeur et provoque des gonflements sous la peau, des contractures des muscles sous-jacents, parfois des escarres cutanés.
La sous-ventrière (sangle)
Elément très important car présentant une grande surface de contact avec la peau du cheval et soumis à différentes contraintes latérales et antéro - postérieures, au monter et pendant les allures.
Pour ces raisons, elle sera large, en matériau respirant (coton, mohair, lin, cuir) et souple.
Rejeter toute matière imperméable qui asphyxie la peau et favorise les échauffements et les mycoses.
Les étriers
De préférence légers (résine) avec une surface de pose antidérapante : caoutchouc rainuré (penser aux semelles boueuses lors du PTV).
Eventuellement avec cage de sécurité, si le cavalier utilise des chaussures sans talons (tennis, baskets).